Il est 23h30. Vous êtes dans votre lit, prêt à dormir, quand soudain, vous sentez un léger picotement dans le bras. Ou bien une pointe au niveau de la poitrine. Ou encore cette fameuse sensation d’avoir la gorge complètement nouée.
Votre premier réflexe ? Attraper votre téléphone et taper vos symptômes sur Google. Dix minutes plus tard, vous êtes convaincu(e) d’avoir une maladie grave. Votre cœur s’emballe pour de bon, vous avez des sueurs froides, et la nuit blanche commence.
C’est l’histoire classique. Et si vous en parlez autour de vous, il y a de fortes chances qu’on vous lâche la phrase la plus frustrante du monde : « Mais non, détends-toi, c’est juste dans ta tête, tu es hypocondriaque ! »
Pourtant, la douleur, vous la sentez vraiment. Votre cœur bat réellement trop vite. Alors, que se passe-t-il ?

« C’est dans ta tête » : le pire mensonge sur l’anxiété
On utilise souvent le mot « hypocondriaque » à tort et à travers pour balayer les angoisses de quelqu’un. Le truc, c’est que l’anxiété n’est pas qu’une petite voix dans le cerveau qui se fait du souci. C’est une réaction physique, chimique, brutale.
Quand votre esprit est saturé (par le stress au travail, une rupture, des problèmes financiers ou une accumulation de petites angoisses que vous avez ravalées), le cerveau finit par dire « stop ». Et comme vous ne l’écoutez pas quand il vous envoie des signaux émotionnels, il passe au plan B : il utilise votre corps pour tirer la sonnette d’alarme.
On appelle ça la somatisation. La tête cache, mais le corps crie.
Le corps, ce lanceur d’alerte maladroit
Votre système nerveux ne fait pas la différence entre un ours qui vous attaque dans la forêt et un email stressant de votre patron. Face au danger (réel ou perçu), il déclenche l’alerte générale :
- La boule dans la gorge ou le ventre noué ? C’est votre digestion qui se coupe pour envoyer l’énergie vers vos muscles (pour fuir ou vous battre).
- Les palpitations ? C’est votre cœur qui pompe le sang plus vite pour vous préparer à l’action.
- Les vertiges ? C’est votre respiration qui s’est accélérée sans même que vous vous en rendiez compte, créant une hyperventilation légère.
Vos symptômes physiques ne sont pas inventés. Ils sont la preuve que votre jauge de stress a débordé. Le problème, c’est qu’en vous focalisant sur le symptôme physique (le cœur qui bat), vous créez une nouvelle angoisse, qui renforce le symptôme. C’est le serpent qui se mord la queue.

Déplacer le projecteur pour calmer la machine
La prochaine fois que votre corps s’emballe et que vous êtes certain d’avoir une pathologie grave, faites ce simple exercice : posez votre téléphone. Ne tapez pas vos symptômes sur Google. Si c’était vraiment une urgence vitale, vous appelleriez le 15, vous ne seriez pas sur un forum.
Pour casser ce cercle vicieux, il faut déplacer le projecteur : arrêtez de regarder uniquement le corps (le symptôme), et commencez à écouter ce qui se passe dans la tête (la source du stress). Quand le corps s’emballe de manière irrationnelle, il a juste besoin qu’on comprenne pourquoi il est stressé.
Si vous êtes seul(e) en pleine nuit face à vos palpitations et que l’angoisse de la maladie vous ronge, ne restez pas sur Google. Prenez quelques minutes pour vider votre esprit avec Helena sur MAI.PSY.
Au lieu de vous terrifier avec des diagnostics médicaux, notre intelligence artificielle vous aide à faire le tri. De manière totalement neutre et bienveillante, elle va doucement vous aider à relier vos symptômes physiques à votre état émotionnel récent. Mettre des mots clairs sur un conflit au travail, une angoisse financière ou une fatigue accumulée est souvent la toute première étape pour « désarmer » le système nerveux et faire enfin redescendre la pression physique. Vous n’êtes pas fou, vous êtes juste épuisé.
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